Guerre civile espagnole
Été 1936. Alors que Barcelone organise les Olympiades Populaires en protestation aux Jeux Olympiques de Berlin voulus par Hitler et censurés par la République Espagnole. Ces Olympiades Populaires tenus en contestation de la montée du fascisme en Europe rassemblent de nombreux athlètes rejetés par l'Allemagne nazie ne correspondant pas aux lois raciales du IIIème Reich.
Le 18 Juillet 1936. Alors que Barcelone se prépare pour la cérémonie d'ouverture de ses Olympiades Populaires des affrontements armés éclatent, comme dans toutes les grandes villes du pays, y compris à Madrid, la capitale ibérique. Les casernes militaires se soulèvent contre la République.
Une poignée d'officiers préparaient ce putsch étant opposés à la République et au gouvernement en place. Le général Mola, à la tête de ce soulèvement, considère cette République comme un fléau et ses adeptes sont, à ses yeux, de vils bolcheviques.
Il faut remonter aux élections constituantes et municipales de 1931 pour comprendre les événements. Suite aux élections municipales d'Avril 1931, la IInde République Espagnole est proclamée et s'ensuit des élections constituantes qui permettent à la gauche d'avoir la majorité absolue au parlement. Manuel Azana devient Président du Conseil des Ministres.
Entre 1931 et 1936, de grandes réformes ont été menés comme la séparation de l'église et de l'État, un élan populaire a mené à une opposition à la monarchie poussant le roi Alphonse XIII à abdiquer et de grandes réformes sociales. Le gouvernement prévoit de donner les terres aux agriculteurs et de moderniser le matériel agricole. Les socialistes démocratisent l'accès à l'école en la rendant publique et laïc. Ces réformes progressistes vont attiser les foudres de la bourgeoisie, de l'église et des conservateurs. Ceux-ci voulant conservant leurs privilèges de classe et s'offusquent de voir les partis de gauche se multiplier et politiser les travailleurs. Le gouvernement socialiste accorde une plus grande autonomie aux régions basque et catalane, ce qui déplaît fortement à leurs adversaires y voyant une fissure dans l'unité nationale.
Les conjurés peuvent compter sur l'appui des militaires, des monarchistes, des propriétaires terriens, des industriels et financiers. Une organisation fasciste "La Phalange" voit le jour pour s'opposer à la République.
Face à cette montée fasciste et anti-Républicaine, la résistance entre en marche et s'organise. Des dépôts d'armes sont mis à disposition des citoyens et rapidement pris d'assaut par les Républicains. À l'appel de leurs organisations, militants socialistes, communistes, anarchistes et syndicalistes se muent en soldats prêts à défendre leur République contre le fascisme. Ils sont encadrés et entraînés par une frange de l'armée restée fidèle au gouvernement.
À Madrid, une caserne putschiste est bombardée par l'aviation Républicaine. La capitale reste aux mains de la République, le coup d'État est stoppé mais la population civile est scindée en deux et l'armée est plus divisée que jamais. Deux pôles se font face.
Le gouvernement socialiste espagnol demande de l'aide à ses homologues français dont le gouvernement est dirigé par Léon Blum, depuis Juin 1936. Alors qu'il semble prêt à les soutenir, depuis Londres, le roi d'Espagne en exil, appelle à combattre le communisme et à lutter contre ce gouvernement socialiste. Face à l'appui de Londres pour le roi Alphonse XIII, Blum doit rétropédaler. La République espagnole est isolée.
Le général Franco, soutien du putsch, est embarqué au Maroc dans la guerre du Rif. Il reçoit l'appui militaire aériens de ses frères fascistes Hitler et Mussolini pour rentrer en Espagne, accompagné de l'armée d'Afrique, composé de 30 000 hommes, principalement des mercenaires. Les chefs d'État italien et allemand maintiennent leur appui militaire auprès de Franco, le leader fasciste portugais, Salazar appuie également le général espagnol. C'est à Burgos, en Castille-Léon, que les putschistes basent leur Quartier Général, ils mettent en place leur propre gouvernement. Le général Mula appelle à semer la terreur dans les rangs des Républicains et à éliminer tout opposant politique. Les représentants de la ferveur républicaine seront les premières victimes, gouverneur provinciaux, maires, militants et sympathisants de gauche sont éliminés, l'opération se répète dans toutes les villes et provinces conquises par les fascistes.
Les femmes républicaines et engager dans la résistance armée ou simples militantes de gauche sont humiliées et battues publiquement. Les putschistes ultra-conservateur refusent le droit aux femmes d'exercer la politique, ils leur font payer le prix cher, certaines d'entre elles engagées une lutte féministe, de libération des femmes sont visées en priorité. De nombreuses de ces femmes sont tondues en public et les fascistes leur font avaler de l'huile de ricin pour qu'elles se vident de leurs excréments dans la rue. Des généraux appellent publiquement à les violer.
Le clergé continue d'apporter son appui aux fascistes, malgré ses crimes sur la population. Les catholiques veulent se venger de la République laïque qui les a privés de subventions publiques. Ils comptent purger l'Espagne des idéaux communistes et de l'athéisme.
Septembre 1936. Les Républicains contrôlent les 2/3 du territoire, ses ressources et disposent des réserves d'or de la banque nationale. Toutefois, l'autorité du gouvernement est contesté, l'ordre public s'est effondré. Les anarchistes s'engouffrent dans la brèche, principalement en Catalogne et en Aragon, ils entendent mettre un système en adéquation de leurs idées politiques. Un comité s'occupe de la distribution des vivres aux habitants, alimente les hôpitaux et les écoles en argent et en fournitures nécessaires. Par la suite, les anarchistes collectivisent certaines entreprises comme les transports en commun, les fermes, les commerces et les usines. Ainsi, ce sont les travailleurs eux-mêmes qui gèrent les entreprises et le comité s'assure que personne ne manque de rien. À Barcelone, les hôtels de luxe sont réquisitionnés et transformés en cantine populaire. Présent sur place, en tant que reporter, l'écrivain britannique Orwell est sous le charme et constate que la classe possédante est effacée de Barcelone.
Pendant ce temps, les fascistes marchent sur la capitale espagnole, Madrid. Franco, lui, ne se dirige pas à Madrid mais se rend à Tolède pour porter assistance à la garnison assiégée dans l'Alcazar de la commune, par les républicains. Cette victoire vaut à Franco d'être nommé à la tête de l'armée putschiste. Après sa bataille perdue à Madrid, Franco décide un changement de stratégie en adoptant celle d'une guerre longue et usante.
Dans le camp républicain, le soutien international débarque. Durant l'automne 1936, des contingents des brigades internationales viennent renforcer leurs effectifs. Plus de 35.000 volontaires s'engagent auprès de cette république espagnole menacée. Ils basent leur quartier général à Albacette. Dans ces brigades, on retrouve plus de 50 nationalités différentes, issus de milieux sociaux et professionnels bien distincts, on retrouve des prolétaires, des chômeurs, des intellectuels... c'est leur opposition du fascisme qui les rassemble. Dans les semaines suivantes, un navire soviétique accoste à Carthagène, en Murcie, et livre aux républicains des vivres et des armes.
Madrid, aux mains des Républicains, est assiégé par les Franquistes et bombardé sans relâche par l'aviation allemande. De nombreux civils quittent la ville pour se réfugier en URSS, en France ou dans la campagne espagnole. La capitale tient bon et repousse un temps les fascistes.
Dans les villes et provinces espagnoles aux mains des Républicains, l'Église catholique subit les tensions de classes et paie son soutien au coup d'État fasciste, les lieux de culte sont pillés et les prêtres abattus. Le journal Solidaridad Obrera (Solidarité Ouvrière) de tendance anarchiste justifie ces exactions en accusant le clergé d'avoir maintenu volontairement le peuple espagnol dans la précarité et l'ignorance. Le "blasphème" devient monnaie courante et signe de ralliement à la lutte contre le fascisme. Les églises épargnaient par les incendies sont transformées en hôpitaux ou entrepôts.
Le 26 Avril 1937, la barbarie fasciste frappe la ville basque de Guernica. La commune est réduite en cendres par les forces aériennes allemandes et italiennes, un quart des habitants de la vile sont tués. L'opinion publique internationale est choquée,les fascistes espagnols tentent de se dédouaner de ce massacre et d'en imputer la responsabilité aux républicains. C'est la première fois de l'histoire qu'une population civile est volontairement visée. Le III Reich y voit également l'opportunité de tester son matériel militaire en vue de ses projets macabres à venir.
Dans le camp républicain, des dissensions commencent à voir le jour. Les armes fournis par l'URSS de Staline sont insuffisantes et obsolètes pour le gouvernement espagnol a donné les 2/3 de son or pour se les procurer. De plus, le gouvernement comprend 4 anarchistes ce qui déplaît à l'imposture communiste qu'est Staline. En Mai 1937, des affrontements éclatent, à Barcelone, entre anarchistes et communistes plusieurs centaines de ces hommes perdent la vie. Le gouvernement du Front Populaire doit démissionner. Staline ne s'arrête pas là, par l'intermédiaire d'Orlov, chef du NKVD, en Espagne, il infiltre le POUM (Parti Ouvrier d'Unification Marxiste) un parti communiste anti-Stalinien et fait arrêter plusieurs de leurs leaders dont Andreu Nin qui sera exécuté. Le PCE (Parti Communiste Espagnol) fidèle aux ordres provenant de Moscou, comme le PCF de l'autre côté des Pyrénées, débarque le marxiste-léniniste Caballero jugé infidèle à Staline pour le remplacer par un fidèle de Moscou Negrin Lopez. Ces violences au sein du camp républicain manœuvré par Moscou et Staline affaiblissent la lutte antifasciste.
Les franquistes gagnent du terrain et dans chaque ville et province conquise, ils mettent leur politique en place. Les assassinats politiques sont monnaies courantes, les communistes et franc-maçons ne peuvent exister et défendre leurs voix. Le drapeau Républicain est supprimé et remplacé par l'étendard sang et or. Le salut fasciste devient la norme, les haut-parleurs des villes crachent des chants militaires à longueur de journées, les rues sont rebaptisées. Chaque nouveau fief conquis permet de renforcer, de grès ou de force, son armée. Les phalangistes et monarchistes sont réunis par Franco sous un parti unique: Movimiento Nacional (Mouvement National). Franco s'érige en tant que chef du parti, il est également chef de l'État et des armées, tous les pouvoirs sont entre ses mains. L'Église catholique joue un rôle essentiel dans l'état franquiste en construction, c'est ainsi que l'école redevient l'affaire du clergé et les crucifix retrouvent leur place sur les murs des classes. Les trois piliers de l'Espagne franquiste deviennent le parti unique, l'Église catholique et l'armée.
Février 1938. Les premières mesures franquistes vont dans le sens de la bourgeoisie, les terres agricoles sont rendus à leurs propriétaires, d'avant 1931. Les avancées sociales entreprises sous la II République par la gauche du Front Populaire sont jetées aux oubliettes, le mariage civil, le divorce, l'accès à l'emploi pour les femmes mariées et le droit à l'avortement sont supprimés. Une nouvelle charte du travail rend tous les pouvoirs au patronat, les syndicats sont interdits et les ouvriers ne peuvent plus se constituer en groupe. Franco considère le travail comme "le plus incontournable des devoirs". Le gouvernement franquiste récupère les données de tous les partis politiques, syndicats et associations d'obédience républicaine ces documents saisies dans chaque territoire espagnol contrôlé par les franquistes va permettre de ficher chaque citoyen du pays.
Printemps 1938. Les fascistes enfoncent le front d'Aragon. Les républicains mobilisent le plus grand de leur force dans la bataille de l'Ebre qui sera la plus sanglante et la plus intense de toute la guerre. Negrin Lopez annonce le retrait des brigades internationales, en Septembre 1938. Le gouvernement officiel espère obtenir le retrait des troupes allemandes et italiennes, soutient des fascistes espagnols, il n'en est rien. Démobilisés, les membres des brigades internationales quittent le cœur lourd leurs camarades espagnols et les laissent seuls...
Février 1939. Après avoir pris le pouvoir sur toute la Catalogne, Franco fait défiler ses troupes à Barcelone, celles-ci sont accueillies par une foule les saluant du funeste salut fasciste, semblable à celui des nazis allemands et fascistes italiens. Craignant pour leur vie un demi million d'espagnols quittent leur pays et s'exilent. Ils franchissent les Pyrénées et cherchent asile en France. À Tarbes, Perpignan, Toulouse, Albi, Montpellier seront les villes où le plus grand nombre de réfugiés espagnols républicains s'installeront.
Un mois plus tard, Madrid tombe à son tour sous le joug franquiste après deux années et demie de siège. La République s'éteint...
Printemps 1939. La guerre est terminée suite à la victoire des fascistes espagnols, elle a coûté la vie à 400 000 espagnols dont la moitié sont des civils. Franco célèbre à Madrid en ruines son succès et son arrivée au sommet de l'État espagnol en faisant parader ses hommes. La population qui soutenait ce putsch fasciste répond présent en masse et accueille l'armée franquiste d'un salut fasciste, les images sont semblables à celles de l'Allemagne nazie ou de l'Italie fasciste de Mussolini. Franco marque sa victoire et sa puissance militaire. Les républicains qui ne sont pas parvenus à s'exiler, vivent cachés et sont rapidement traqués.
Franco fait promulguer une loi criminalisant tout individu ayant défendu la République. La loi de fuite permet de justifier les assassinats politiques de tous les citoyens sympathisant de la république, ainsi la Phalange se voit la possibilité de poursuivre ses exactions contre ses adversaires politiques. Les phalangistes deviennent le bras armé de Franco et un outil de répression. La peur se répand dans la société espagnole, le gouvernement fasciste observe tous les citoyens, les rassemblements politiques sont interdits et des espions sont déployés dans tous le pays, y compris dans les immeubles d'habitation, les espagnols se savent épiés en permanence. La torture est autorisée pour lutter contre ceux toujours considéré comme l'ennemi à détruire.
À partir de 1940, plus de 250 000 détenus politiques sont incarcérés dans les 180 camps de concentration franquistes répartis sur tout le territoire espagnol. D'autres sont emprisonnés dans des stades ou des terrains vagues. Le dirigeant nazi Himmler conseillera à Franco d'utiliser cette main d'œuvre disponible et gratuite pour ériger d'ambitieux travaux, le dirigeant fasciste espagnol suivra les conseils et exploitera ses ennemis politiques pour reconstruire l'Espagne à son image et selon sa volonté. Il fait ériger un mausolée en hommage aux combattants franquistes morts durant la guerre civile, les travaux colossaux du chantier dureront deux décennies.
Octobre 1940. Après sa victoire contre la France, Hitler se rend en Espagne pour connaître la position de son homologue espagnol sur une éventuelle entrée en guerre à ses côtés. Franco rejette une guerre européenne, précisant que la sienne n'est pas terminée. En effet, bien que l'armée républicaine ait capitulé, des hommes et femmes ont pris le maquis pour continuer la guerre au franquisme. Le chef de l'État ordonne de les éradiquer jusqu'au dernier. Ces résistants républicains mènent des actions contre les phalangistes et commettent des sabotages contre le régime franquiste.
1941. La famine se répand dans toute l'Espagne, 200 000 espagnols meurent de faim. Les champs, principalement dans les provinces les plus longtemps fidèles à la République, manquent de main d'œuvre et ne sont plus cultivés. La population se nourrit de glands et d'orties accompagnés de viande de chats, de rats ou d'oiseaux. En ville, les gens font alors la queue devant les magasins avec leur carte de rationnement dans l'espoir d'une maigre pitance.
La propagande du régime franquiste fait de Franco un élu de Dieu venu en Espagne pour sauver la nation de son péché républicain. Elle le fait passer pour celui qui a combattu et vaincu le Diable, comprenez le communisme. Les républicains sont considérés somme les responsables de tous les maux de l'Espagne, la guerre et la famine. Franco travaille, lui-même, au scénario de films exaltant le courage des franquistes durant la guerre qui doit servir de parangon à tous les espagnols. L'Église catholique sera un allié franquiste pour régénérer la morale dans le pays. Franco défile en tête lors des processions de la semaine Sainte, réconciliant et célébrant l'alliance entre la religion et l'État. Dans l'Espagne franquiste, la religion est omniprésente dans la vie des espagnols, elle imprègne et régente la vie de chaque citoyen. À l'école, les enfants entament la journée par une prière et des cours de catéchisme sont enseignés par des prêtres et sont obligatoires. Les femmes se doivent d'être soumises à l'autorité masculine, elles sont cantonnées au rang de mère et d'épouse servile. Le moindre faux-pas peut coûter aux jeunes femmes d'être internées en camp de redressement, ces centres sont dirigées par des bonnes sœurs.
L'État franquiste considère que les républicains sont atteints de troubles mentaux qu'il nomme le gène rouge. Pour lutter contre ce prétendu mal, Franco fait appel à l'Église en procédant à des baptêmes de masse, où des centaines de bébés sont baptisés lors d'une seule et même cérémonie tenue le même jour. Les bébés nés de femmes détenues leur sont retirés et donnés à des familles bourgeoises, le gouvernement entend ainsi éradiquer les idéologies socialistes. Certains enfants enlevés à leurs parents républicains sont confiés à des orphelinats tenus par des bonnes sœurs. Les enquêtes menés des années après la dictature franquiste révèlent que plus de 30 000 bébés ont ainsi été retirés de la garde des parents républicains biologiques.
Juin 1941. Franco s'affranchit de sa neutralité durant la seconde guerre mondiale et envoie 45 000 hommes se battre aux côtés de l'armée allemande sur le front soviétique. Cette décision va sceller le sort de républicains espagnols détenus dans les camps vichystes. Franco ne voulant pas en entendre parler, Hitler les fait déporter à Mauthausen. La moitié des 7 000 espagnols déportés dans ce camp ne reviendront pas. Franco engage sa milice fasciste pour traquer, en France, les dignitaires des partis politiques républicains du Front Populaire, pour les extrader, les juger et les exécuter en Espagne. Les hommes de Franco, surnommés les exécuteurs de rouges, sont soutenus par la Gestapo dans leur tache criminelle.
En Novembre 1942, les alliés débarquent en Afrique du Nord et les forces de l'Axe menées par Hitler subissant plusieurs défaites conduisent le général Franco à s'éloigner d'Hitler et Mussolini pour ne pas subir la spirale qui risquent de les déchoir de leurs trônes. Franco écarte son beau-frère et membre du gouvernement Ramon Serrano Suner, proche des nazis.
Automne 1944. Les espagnols républicains, ayant participé à la résistant contre l'occupant nazi en France, espèrent obtenir l'aide des forces alliées pour renverser Franco. Ils se réunissent à Toulouse, capitale du gouvernement espagnol en exil. En Octobre de cette année 1944, 6 000 espagnols républicains pénètrent en Espagne par le Val d'Aran. Un gouvernement provisoire y est alors installé et appelle à une insurrection générale contre Franco. Les républicains se retrouvent face à des troupes franquistes imposantes et nettement en surnombre, soutenues par l'aviation. Ils se retrouvent contraints de se replier. Les troupes alliées qui stationnent en France ne viendront pas en soutien.
1946. L'Espagne franquiste est mis au banc des nations. L'ONU met comme condition à l'intégration de l'Espagne le départ de Franco du pouvoir. Franco s'en offusque et appelle son peuple à manifester son mécontentement contre cette ingérence. Suite à une parodie de référendum, Franco devient chef d'État à vie de l'Espagne. Deux ans plus tard, il déclare la fin de l'état de guerre.
En Avril 1959, Franco inaugure le monument du Valle de los Caidos, chantier entamé en 1940 et dont l'intégralité des travaux ont été réalisés par des prisonniers politiques. L'imposant lieu abrite une basilique, une abbaye et est surplombé d'une croix de 150 mètres. Dans ces lieux sont enterrés des espagnols meurent au combat durant la guerre civile. D'abord consacrée aux fascistes espagnols, Franco décide d'y enterrer des républicains, seulement si ceux-ci ont été baptisés, après les avoir exhumés des fosses communes. Aujourd'hui encore, des espagnols, descendants de républicains, cherchent les ossements de leurs parentés.

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