Rome, ville ouverte
Résumé du filmRome, ville ouverte est un film dramatique réalisé par Roberto Rossellini, sorti en 1945. Il constitue le premier volet de la célèbre « trilogie de la guerre » du cinéaste, avant Allemagne année zéro (1948) et Païsa (1946).Rome, ville ouverte réalisé par Roberto Rossellini, est un film italien tourné immédiatement après la libération de Rome en 1944. L'action se déroule durant l'hiver 1943-1944, sous l'occupation nazie, dans une Rome déclarée « ville ouverte » (non défendue militairement).L'histoire suit Giorgio Manfredi, un ingénieur et leader de la Résistance communiste, traqué par la Gestapo. Il cherche refuge auprès de Francesco, un typographe résistant, et de sa fiancée Pina, une veuve enceinte et mère d'un jeune garçon. Pina met Manfredi en contact avec Don Pietro, un prêtre catholique qui aide activement la Résistance en transportant armes et messages.Manfredi est également lié à Marina, sa maîtresse, une chanteuse dépendante à la drogue et manipulée par une agente nazie. Une rafle dans l'immeuble de Pina mène à des arrestations. Pina est abattue tragiquement sous les yeux de son fils lors d'une tentative de fuite de Francesco. Manfredi et Don Pietro sont finalement capturés après une trahison. Manfredi est torturé à mort sans parler, tandis que Don Pietro est exécuté par un peloton d'exécution.Le film s'achève sur un symbole d'espoir : les enfants de la Résistance, dont le fils de Pina, rentrent en ville après avoir assisté à l'exécution, avec en fond la coupole de Saint-Pierre.AnalyseRome, ville ouverte est considéré comme le film fondateur du néoréalisme italien, un mouvement cinématographique né dans l'Italie d'après-guerre, rompant avec le cinéma propagandiste fasciste des « téléphones blancs ». Tourné dans des conditions précaires (manque de pellicule, décors réels dans une Rome encore en ruines, acteurs non professionnels mélangés à des stars comme Anna Magnani et Aldo Fabrizi), il privilégie une approche réaliste de la vie quotidienne sous l'occupation.Le film met en scène une unité de la Résistance transcendant les clivages : communistes (Manfredi), catholiques (Don Pietro), simples civils (Pina). Cette alliance symbolise l'humanisme de Rossellini, qui insiste sur la solidarité face à l'oppression nazie.Les scènes chocs marquent par leur intensité brute et leur réalisme viscéral. Anna Magnani y livre une performance légendaire, incarnant la force et la souffrance du peuple italien.Un chef-d'œuvre intemporel, à la fois document historique et œuvre d'art engagée.

Superbe film de rosselini
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